The Drupal Way of Life
Drupal est l'un des CMS les plus avancés du moment, fort d'une vaste communauté, il est néanmoins pas le plus simple à prendre en main. Sa richesse fonctionnelle vous fera passer quelques heures de lectures de documentation, certes, mais le résultat en vaut la chandelle. Drupal n'est peut être pas à conseiller comme premier CMS aux webmestres en herbe, il nécessite certaines connaissances en terme d'administration système. Vous trouverez cependant des hébergeurs qui le proposent pré-installés en mutualisé, mais Drupal s'oriente plus vers un public d'utilisateurs éclairés ou de professionnels souhaitant répondre aux besoins de sites communautaires de leurs clients.
**DOCUMENT EN COURS DE REDACTION**
Avertissement : Cette documentation n'a rien d'officielle, je ne suis pas un spécialiste de Drupal mais j'ai une certaine expérience des systèmes de gestion de contenu (ou CMS, pour Content Management System). Cette documentation a été réalisée en live pendant ma découverte de Drupal. Si elle peut vous aider pour une prise en main rapide, j'en serais ravis, mais que ceci ne vous dispense pas de lire les documentations officielles, elles sont abondantes, bien faites et c'est surtout la seule manière de pousser votre connaissance de ce CMS pour envisager son utilisation en milieu professionnel.
Vous verrez que je compare régulièrement Drupal à Plone, c'est volontaire, Plone étant mon CMS de prédilection, et Drupal jouant exactement dans la même catégorie. Attention pour ceux qui ne connaissent pas Plone, il faut savoir que comparer un CMS en PHP/MySQL comme Drupal à Plone est un exercice périlleux car Plone est vraiment un CMS "à part", il est écrit en langage Python et repose sur un serveur d'application, Zope, proposant son propre serveur web, un catalogue et surtout, une base de données objet transactionnelle. Mais Plone et Drupal sont deux systèmes de Gestion de contenu professionnels largement utilisés pour des projets d'entreprises, c'est ce qui me pousse à cette comparaison.
La version de Drupal que nous testons ici est une version stable, la 6.10, c'est cette version qui est recommandée pour un usage en production à ce jour. Ce test donnera lieu à des avis subjectifs de ma part, ne vous en étonnez pas, ils sont le fruit de mon expérience en matière de CMS, il se peut que nous ne soyons pas d'accord et il se peut surtout que je n'ai pas observé les meilleures pratiques d'utilisation. Dans ce cas n'hésitez pas à me le signaler en commentaire à cette note de test.
La Genèse
J'avais testé très sommairement Drupal il y a presque 2 ans maintenant, ce CMS m'avait donné une impression de complexité de prise en main mais d'une richesse fonctionnelle évidente. J'ai donc décidé ce matin de jeter un œil à ce que ce projet était devenu, nous allons voir ce qui se fait dans sa version courante, la 6.10.
Si je devais comparer Drupal et Plone, je dirais que Plone est une Rolls Royce, ultra classe, très confortable, mais pas une bête de course, tandis que je comparerais Drupal à une Aston Martin, luxe, tout aussi bien équipée (ou presque), mais plus taillé pour la vitesse.
Vainqueur des 2 dernières éditions des Open Source CMS Award, Drupal, le moins que l'on puisse de Drupal, c'est qu'il occupe en bon premier le peloton de tête depuis maintenant 3 ans. Il est à notre sens l'un des système de gestion de contenu les plus robustes et surtout des plus riches d'un point de vue fonctionnalités out of the box avec Plone et offre de meilleures performances que ce dernier (Plone paye cher ses fonctionnalités avancées de workflow, de versionning et autres choses activées par défaut dont on a pas toujours spécialement besoin.
Complet sans être une usine à gaz, c'est en soi un challenge qui semble réussit pour Drupal. Écrit en PHP, il se veut très simple à installer, un peu plus dur à configurer, mais il offre tout ce que l'on peut attendre d'un système de gestion de contenu moderne, tant au niveau de l'expérience utilisateur (interfaces de publication soignées, Rewriting d'URL pour l'optimisation du référencement dans les moteurs de recherche...) qu'au niveau de l'extensibilité pour les développeurs. Drupal est une base parfaite pour les moyens et gros projets web, il servira de socle de développement efficace et robuste pour des applications dédiées..
Allez on installe !
Comme pour tout système de gestion de contenu reposant sur un système de bases de données relationnelles, nous partons du principe que vous avez préalablement créé votre base de données SQL et que vous disposez des informations nécessaires (nom de la base de données crée, login et password de cette même base de données).
Décompressez l'archive d'installation de Drupal à la racine de votre serveur web et décompressez la. Renommer le dossier d'installation décompressé comme bon vous semble.
On se place à la racine de notre Apache
$ cd /var/www
On télécharge Drupal
$ sudo wget http://ftp.drupal.org/files/projects/drupal-6.10.tar.gz
On le décompresse
$ sudo tar -xvzf drupal-6.10.tar.gz
Pour voir si tout est ok, allez faire un tour avec votre navigateur à 'emplacement d'installation que vous avez définit, vous devriez obtenir ceci :

Comme nous n'avons pas encore installé de fichiers de langues, nous allons faire ça tout de suite afin de poursuivre la procédure en français. Il va pour celà falloir récupérer ce fichier, puis le décompresser à la racine de votre Drupal. On rafraîchi, dans le navigateur, notre page d'installer ... vous devriez alors obtenir le choix entre la langue par défaut (l'anglais) et la langue que nous venons d'installer (le franais) :

A ce stade de l'installation, Drupal peut nous signaler que les permissions du serveur ne permettent pas l'écriture du fichier settings.php (voir photo ci-dessous). Nous allons donc tout simplement créer ce fichier en copiant celui proposé par défaut
$ cd /var/www/mondrupal/site/default
$ sudo cp default.settings.php settings.php
On va également en profiter pour fixer la permission permettant l'écriture du répertoire files.
$ cd /var/www/mondrupal
$ sudo chmod -R 777 sites/default/

Rafraîchissez cette page dans votre navigateur, vous devriez maintenant obtenir la page vous permettant de configurer l'accès à votre base de données :

Une fois ce formulaire renseigné, vous allez accéder à la configuration de votre premier site Drupal, l'installeur vous rappelle qu'il est temps de fixer les permissions pour éviter l'écriture universelle du fichier settings.php, ce pour des raisons de sécurité. Comme signalé par l'installeur, si vous avez des doutes sur les permissions, il est vivement recommandé de vous reporter au manuel, une traduction française est même disponible ici. Voici donc la page de configuration de votre premier site Drupal :

Vous aurez droit ensuite a un écran de finalisation de l'installation et des traductions de l'interface utilisateurs :

Et voilà notre installation finalisée :

Parfait nous allons donc commencer à pouvoir découvrir les interfaces proposées par Drupal et effectuer quelques tâches post installation.
Il y a du monde au balcon !
Voici donc a quoi ressemble votre premier site Drupal vide :

Nous allons maintenant nous intéresser à la riche, très riche interface d'administration de Drupal. Je n'ai jamais été un grand fan des interfaces d'administration, j'ai toujours préféré à ce dernière la philosophie de Plone qui consiste à se situer à un endroit du site pour y ajouter un type de contenu, ceci nous permet de ne pas avoir de surprises sur la structure de la navigation. Allez, au diable les préjugés, regardons ce que Drupal a sous le capot.
Cette interface se compose de deux familles d'interfaces d'administration distinctes : l'administration par tâches et l'administration par modules.
L'administration par tâches propose 5 grandes catégories :
- la gestion de contenu ;
- la gestion des utilisateurs ;
- les rapports ;
- la construction du site (gestion des éléments graphiques et du rendu pour les utilisateurs) ;
- la configuration générale du site.

Ces grandes catégories comprennent évidemment de très nombreuses sous catégories permettant des paramétrages fin et un confort évident pour la gestion de contenu.
Nous allons revenir un peu plus loin sur l'administration des modules et la gestion de contenu, mais avant de nous plonger là dedans, nous allons d'abord nous rendre sur le tableau de bord pour vérifier que notre installation de Drupal est clean et que les permissions sont correctes.

Tout semble ok en dehors d'une petite tâche, la configuration du cron pour les tâches de maintenance. Cette configuration est nécessaire quand votre Drupal est passé en mode production, vous trouverez la documentation ici.
Revenons maintenant à l'administration des nos tâches, et jettons un oeil à la l'interface d'administration dédiée à la gestion de nos contenus.
- Commentaires : pour éditer, valider ou supprimer des commentaires
- Contenu : pour visualiser l'ensemble de vos contenus et leur statut d'accessibilité
- Paramètres de contribution : elle permet de fixer des limitations de nombre de caractères des abrégés des contributions, le batching (nombre de contribution affichées par pages), et de forcer ou non un aperçu avant la publication d'une contribution.
- Publication RSS : pour définir les formats de flux RSS que vous souhaitez diffuser et de forcer ou non l'aperçu des ces contributions
- Taxonomie : pour la gestion des tags (étiquettes sémantiques) de vos contenus. A noter la possibilité de créer un "vocabulaire", il s'agit d'un ensemble de tags définissant une sorte de catégorisations des tags. C'est très intelligemment fait et bien vu et ça permet par exemple de se créer plusieurs nuages de tags en fonction des catégories de votre site (pourquoi Plone ne s'en inspire t-il pas ?).
- Types de contenu : c'est ici que sont listés les types de contenu disponibles (par défaut vous en trouverez deux : pages et articles. A titre de comparaison, Plone en propose : pages, articles, dossiers, événements, liens et enfin les collections qui sont des résultats de recherche multi critères ultra configurables. Évidemment, vous pouvez étendre les fonctionnalités de Drupal et lui adjoindre de nouveaux types de contenu en installant de nouveaux modules.
Créons nos premiers contenus
Rappelons que la gestion de contenu est sans aucun doute l'un des points les plus importants dans un CMS, c'est elle qui conditionne l'expérience utilisateur de la personne la plus importante à la vie du site, à savoir le webmestre éditorialiste.

Par défaut nous avons donc 2 types de contenu, nous allons commencer par créer une page, point de départ d'une rubrique de notre site. Première surprise pas forcément positive, c'est vraiment spartiate, Drupal n'offre pas d'interface WYSIWYG dans son installation par défaut. Il propose à la place le strict minimum avec une option de formatage proposant HTML et HTML filtré. Puis, à mieux y regarder, finalement, ce n'est pas si désagréable que ça. Cette interface permet également le parentage des pages et de gérer une écriture spéciale dans le menu de navigation.

Autre élément notable, Drupal offre une gestion des révisions, comme c'est le cas sur Wordpress ou Plone. Ainsi il vous sera possible de revenir à une version précédente de contenu en cas de pépin.
Enfin vous pouvez déterminer des états de publication, c'est évidemment loin d'être aussi riche qu'avec Plone qui propose une véritable interface de workflow ultra configurable, mais ce n'est pas ce que nous allons demander à Drupal.

Encore une fonctionnalité appréciable : la création de résumé. Plone prévoit un champs de description qui permet de faire la même chose (le chapeau de votre actualité), Drupal lui ne force pas la main et permet de le faire ou non, en un simple clic.
Prenons nos marques
Quand on fait ses premiers pas sur un système de gestion de contenu, il faut rentrer un peu dans sa logique pour comprendre comment on va se constituer une arborescence et où nos contenus vont atterrir. Par défaut, une page de premier niveau va constituer un premier niveau de navigation (elle est située en haut a droite de la page), on parle de liens primaires, non parentés. Les articles, eux, arriveront directement sur la page d'accueil de votre site, iles peuvent ou non être parentés à une autre page.

Cette structure ne conviendra bien sur pas à tous les sites, mais nous verrons plus loin qu'il est possible de faire à peu prêt ce que l'on veut pour positionner différemment nos actualités ou d'autres types de contenu.
Je suis à blocs là
Nous allons donc aborder maintenant la notions des blocs dans Drupal (l'équivalent des portlets sur Plone pour poursuivre notre comparaison), des menus de navigation, et l'aspect global de l'interface pour les visiteurs. On attend de ce point une souplesse extrême pour placer nos contenus de manière à la fois esthétique et accessible. Ça se passe dans le menu administrer/construction du site.

Les blocs proposés sont satisfaisants, sans grande surprise, mais l'interface est soignée, ajaxisée pour modifier l'ordre des bloc, c'est simple à comprendre et à utiliser, c'est parfait (le principe est relativement proche de celui de Plone). Vous pourrez ajouter de nouveaux blocs en installant ou développant des modules additionnels à Drupal. Voilà ce que ça donne sur votre site :

Personnalisation graphique
Encore un élément capital mais cette fois du point de vu de l'intégrateur, comment relook t-on son Drupal ?
Drupal est livré avec 6 thèmes, on peut y accéder dans le menu administrer/construction du site/ thèmes.
Voilà à quoi ressemble le sélecteur de thèmes :

Garland, le thème par défaut, est ultra customisable, et là surprise, quand on clic sur le bouton "configurer", on peut changer beaucoup de paramètres de ce thème. Idéal pour personnaliser un site en quelques clics, sans verser une ligne de code. Chapeau bas, c'est très réussi. Pour le coup, Drupal a une bonne longueur d'avance sur Plone pour les personnalisations rapides. Tous les thèmes proposés ne sont pas cependant aussi configurables que celui ci, vous trouverez toutefois de nombreux thèmes graphiques communautaires pour Drupal très aisément (beaucoup plus que sur Plone et souvent mieux réussi d'un point de vue esthétique ... et non chez Plone les artistes ne sont pas légion). L'interface de configuration du thème Garland propose des jeux de couleurs que vous pouvez customiser à votre guise.

Mettons maintenant un peu les mains dedans et allons voir où se trouvent les thèmes dans la structure de notre CMS et comment ils sont composés. Le répertoire contenant les thèmes se trouve tout simplement à la racine de l'installation de votre Drupal. C'est dans ce répertoire que vous décompresserez les thèmes que vous choisirez en ligne, ou que vous développerez le vôtre.

Une fois décompressé, vous retrouverez votre thème dans l'interface d'administration des thèmes de Drupal que nous avons vu précédemment. Installez le en 3 clics, et votre nouveau thème est appliqué.

Dans Drupal, un thème est composé de 4 templates :
- block.tpl.php : le template des blocs
- page.tpl.php : le template global
- comment.tpl.php : le template des commentaires
- node.tpl.php : le template des actualités
On y trouvera aussi
- notre classique répertoire d'images
- la feuille de style CSS
- un fichier .info comparable à un .ini.
C'est tout ce qu'il nous faut pour habiller graphiquement notre Drupal, c'est simple et efficace, un vrai bonheur à côté de Plone. Cette structure de thème assez légère confère de bonnes performances à Drupal pour le rendu des pages HTML. Rien à voir avec Plone qui pour générer une page ira taper dans une vingtaine de templates et autant de CSS.
Donne moi des super pouvoirs
La communauté Drupal ne chôme pas, vous trouverez pléthore d'extensions plus ou moins utiles à vos projets web. Dans Drupal, ces extensions sont appelées, modules. Comme pour les thèmes, leur installation est très simple, elle se fait dans le répertoire modules, à la racine de votre installation de Drupal, puis ils s'activent dans l'interface d'administration de Drupal. Nous allons donc commencer par installer un éditeur WYSIWYG pour le confort de notre webmestre éditorialiste.
On se place donc dans le répertoire "modules" :
$ cd /var/www/monsite
Puis on le décompresse :
$ sudo tar -xvzf wysiwyg.tar.gz
Actuellement, l'un des modules recommandés pour satisfaire ce besoin est WYSIWYG API , un outil assez singulier qui va nous permettre d'intégrer TinyMCE ou le WYSIWYG de prédilection de la personne en charge de la publication des contenus sur le site.

Faites un petit ls dans le répertoire modules, ce répertoire est très instructif, on y découvre des modules que l'on avait pas forcement remarqué jusque là, comme un module d'authentification OpenID, mais revenons à notre WYSIWYG. Maintenant qu'il est niché dans le bon répertoire, allons l'activer et le configurer dans l'interface d'administration de notre Drupal. Ça se passe dans administrer/construction du site/modules. On active les modules en les cochant et en enregistrant la configuration, c'est ultra simple, tous les modules disponibles disposent de leur petite description, là encore c'est parfait en terme d'ergonomie.

Il y a, sur le site de Drupal, dans la section des modules, quelque chose qui marque. Comme pour Plone, on remarque que de nombreuses contributions sont le produit de sponsoring d'entreprises. C'est très réconfortant quand on utilise un CMS (non pas que les modules de particuliers soient plus mauvais, mais que l'on sait qu'il s'agit de modules qui seront maintenus s'ils sont déployés chez des clients qui payent pour un service et une maintenance... sur la durée, un bon module est un module qui est maintenu).
Revenons à notre WYSIWYG, ce module nécessite une petite configuration additionnelle, c'est dans Administrer/Configuration du site/wysiwyg que ceci se passe. Et là surprise, vous aurez le choix d'utiliser WYSIWYG API avec pas moins de 7 éditeurs.
- jWYSIWYG
- YUI
- Whizzywig
- TinyMCE
- FCKeditor
- NicEdit
- markItUp
A vous de choisir celui qui vous convient le mieux, le lien de téléchargement vers les fichiers nécessaires est présent à côté de chaque éditeur. Là encore c'est très bien vu, le fait d'avoir le choix est une excellente chose pour votre webmestre éditorialiste, qu'il viennent d'un CMS X ou Y il trouvera ses marques très rapidement pour vous faire de très belles pages. Drupal vous indique où poser les fichiers, pour TinyMCE que nous allons installer, ce sera dans modules/wysiwyg/tinymce
Une fois cette opération accomplie, rafraîchissez cette page et vous devriez obtenir quelque chose de ressemblant à ceci :

A ce stade, il ne nous reste plus qu'à vérifier que ça fonctionne correctement, nous allons donc créer un nouvel article pour nous en assurer.

Voici une très bonne chose de faite, cependant, je ne suis pas du tout satisfait... je m'explique, dans le type de contenu article, sur Plone, nous avons :
- un titre ;
- une description ;
- un corps de texte ;
- des métadonées ;
- et la possibilité d'adjoindre une image d'illustration ou des images dans le corps directement depuis l'éditeur WYSIWYG.
Il n'y a rien de tel dans Drupal et je pressens qu'il va falloir installer un gestionnaire de média, un peu comme celui qu'on trouve dans Wordpress en standard, pour ne pas avoir à envoyer nos fichiers images par FTP ou SCP afin de les intégrer dans un article. En publication, usuellement, on veut tout faire avec le navigateur et ne pas perdre de temps avec des logiciels tiers.
Je ne m'attendais pas vraiment à prendre Drupal en défaut sur ce point tellement ceci parait évident de nos jours.
#@%#@&$^% de gestion des images
Après une petite recherche, je suis tombé sur le module Image Assist, décrit comme étant fonctionnel dans TinyMCE, parfait pour notre exemple. Attention, image Assist nécessitera l'installation complémentaire d'images et de views, deux autres modules (oui ça commence à faire beaucoup pour pas grand chose ....). A vouloir faire du light, on se demande si Drupal n'a pas un peu rechigné sur l'intégration des fonctionnalités pourtant essentielles pour de nombreux utilisateurs de base...

A ce niveau, un petit avertissement nous indique qu'il y a encore sûrement encore quelque chose à faire, on se rend donc sur le tableau de bord, et on tombe sur les indications des petites configurations à effectuer pour pouvoir intégrer des images à nos contenus, mais également de jolies galeries.

Une fois tout notre petit monde activé, nous allons voir ce que ceci nous donne dans notre WYSIWYG.
- On commence donc par créer notre première galerie, pour ce faire, nous allons dans Administrer/Gestion du contenu/Galeries d'images et nous créons notre galerie avec le formulaire dédié.

- Second point, le chemin d'import des images à configurer, là encore on suit le lien de l'avertissement qui nous guide au bon endroit, dans Administrer/Configuration du site/Images. Un chemin "image" est déjà pré-défini, il ne nous reste qu'à valider le formulaire ou indiquer un autre nom. Vous pourrez en profiter pour modifier la taille maximum autorisée des images ou la taille des miniatures et des preview des images.

Il nous faut maintenant nous assurer que le répertoire images existe bien dasn notre file system et lui coller les bonnes permissions :
$ cd /var/www/monsite/sites/default/
$ sudo chmod -R 777 files
Sur l'onglet image import, vous allez découvrir le chemin /tmp/image, il n'existe pas donc il va falloir aller le créer et lui attribuer les bonnes permissions :
$ cd /tmp && mkdir image
$ sudo chmod 777 image
Sur ce formulaire si tout est correctement fait on obtient ceci :

Retournez sur le tableau de bord et rafraîchissez, l'avertissement ne devrait plus apparaître.
- Dernier point bloquant, la configuration de la librairie Imagemagick
On commence par vérifier que le nécessaire est bien là, si tel n'est pas le cas, on l'installe.
$ sudo apt-get install imagemagick php5-imagick
Placez vous dans le répertoire du module image :
$ cd /var/www/monsite/module/image
puis copiez image.imagemagick.inc dans le folder includes :
$ sudo cp image.imagemagick.inc /var/www/monsite/includes/
Et voilà, nous y sommes. Il n'y avait rien de bien compliqué mais il faut avouer que c'est quand même assez fastidieux tout ça.
Bon il faut dire ce qui est, Drupal, par défaut, au niveau de la gestion des images, par défaut dans Drupal, c'est le désert numérique. Cependant, je vais tempérer mes propos car il me semble que selon les configurations des hébergeurs et des librairies disponibles sur des hébergements mutualisés, ces choix ont peut être été faits pour ne pas rendre non opérationnel tout le CMS. Il n'empêche que dans Plone, par défaut, on a droit à la totale avec Kupu (l'éditeur WYSIWYG fournit en standard), le type de contenu images, et les vues que l'on applique pour transformer un dossier en galerie d'images avec ses vignettes à l'aide du fantastique PIL.
On jette un petit coup d'oeil au tableau de bord pour nous assurer que tout est en place et que plus aucun avertissement risque de perturber le bon fonctionnement de l'application :

Vous pensez avoir terminé ? On va quand même tester un peu notre histoire, rappelons que notre objectif est de pouvoir placer des images dans nos articles directement depuis notre éditeur WYSIWYG, allons donc voir si nous sommes parvenus à nos fins.
.. Diantre, ce n'est toujours pas le cas :(
Impossible d'uploader une image depuis l'endroit ou l'on rédige son article. Cette histoire commence à me chauffer les oreilles, je vais donc un
**fixme**
Bon, vous avez vu la tannée que procure l'installation d'une fonctionnalité très simple, cependant il se peut que je n'ai pas choisi la bonne, il existe aussi celle ci, qui a en lire les commentaires semble bien plus simple à mettre en place. Je n'ai pas essayé pour le moment IMCE, mais je tenterai ça à mon prochain Drupal (souvenez vous de l'adage : "if it works, don't fix it").
La gestion des utilisateurs
La gestion des utilisateurs est l'un des points noir de Plone, non pas que les permissions de ces derniers, leurs rôles ou la gestion des groupes soit complexes, mais c'est quelque chose de plus structurel : l'objet utilisateur dans Plone est très limité. voyons ce que Drupal nous propose. En parcourant les modules, on tombe sur un module nommé Profiles, activons le, nous verrons bien ce qu'il nous propose.
Nous avons vu plus tôt que Drupal proposait aussi un module OpenID, et OpenID, c'est bien, je vous invite donc à l'activer si votre site est à vocation communautaire, c'est toujours agréable pour vos utilisateurs de ne pas avoir à se créer un compte à chaque fois qu'il tombe sur un site communautaire pour pouvoir y contribuer. Là encore Plone et Drupal font jeu égal en proposant tout deux OpenID.
Allons donc découvrir l'interface de gestion des utilisateurs de Drupal située dans Administrer/Gestion des utilisateurs
**fix me**
Le module Contact
**fix me**
La gestion des forums
En standard, Drupal propose un outil de forum. Un périlleux exercice tant ce type d'application est riche, souvent lourd et générateur de complexité supplémentaire pas forcément souhaitable. Drupal a là un gros avantage sur Plone qui n'est de par son architecture pas du tout le meilleur outil pour servir de socle applicatif à un forum (la base de données transactionnelle de Zope, c'est loin d'être le top pour ce genre d'application nécessitant de nombreux accès en écriture simultanées si vous avez un peu de monde).
Par défaut le module est désactivé. Son activation se fait dans l'administration de Drupal : Administrer/Construction du site/Modules. Une fois ce module activé, vous allez vous rendre dans l'interface d'administration de gestion des contenus :
**fix me**
L'internationalisation
Comme Plone, Drupal dispose d'une système de locale pour son internationalisation. Simple à metre en place, disponible dans de nimbreuses langues, Drupal offre sensiblement le même confort que Plone, c'est un véritable régal.
**fix me**
Le module de sondages
Drupal fournit en standard un module de sondage, il faut l'activer comme les autres modules dans Administrer/Construction du site/Modules.
**fix me**
Cache et performances
Drupal fournit également un système interne de cache relativement efficace
**fix me**
Cron Jobs
Configurer des cron Jobs vous épargners quelques tâches répétitives, à noter, vous pouvez aussi le lancer manuellement depuis le tableau de bord de votre Drupal, mais en mode production, il est quand même recommandé de configurer ça correctement.
Des URL propre pour la SEO
Si vous souhaitez optimiser votre référencement dans les moteurs de recherche, cette fonctionnalité est essentielle. Avec des URL propres, contenant de vrais mots que les moteurs peuvent comprendre, vous optimisez vos chance d'arriver à obtenir un meilleur positionnement qu'avec les URL dynamiques générées par Drupal en configuration par Défaut.
L'agrégateur de flux RSS
Toujours en standard, Drupal fournit un agrégateur de flux RSS.
Génération des RSS de Drupal
**fixme**
check de flux produits
check si la taxonomy peut servir à générer des flux thématiques
Le module de recherche.
**fixme**
Conclusion
Je m'attendais à quelque chose de très bien en utilisant Drupal, des copains l'utilisent en environnement professionnel, d'autres copains comme la Quadrature du Net l'ont choisi pour construire un site à très fort trafic. Outre le plaisir de sûrement avoir l'air moins inculte quand on causera de Drupal, ce CMS m'a fait une très bonne impression. Le désagrément du gestionnaire d'images n'est pas insurmontable, même si encore une fois, Drupal aurait vraiment mérité mieux.
Drupal est résolument bien plus orienté sites communautaires que Plone, ses modules fournis en standard comme les forum et l'outil de de sondage en sont une illustration, ses performances en sont la démonstration. La gestion des utilisateurs est agréable. A ce titre, je l'envisage dés aujourd'hui pour une certaine typologie de projets dans le cadre de mon utilisation professionnelle.
Les plus :
- Les fonctionnalités communautaires ;
- Les performances ;
- Une interface d'admin très (trop) riche ;
- La gestion des utilisateurs ;
- Les actions ;
- SEO ready moyennant une petite configuration ;
- Un rapport courbe d'apprentissage / productivité plus intéressant que pour Plone.
- Le filtrage HTML moins fasciste que celui de Plone en configuration par défaut ;
- L'interface de configuration des thèmes graphiques conviviale et pas forcement ;
- La souplesse du système d'affichage des blocs ;
- Les con jobs pour la maintenance.
Les moins :
- La gestion des images est une catastrophe, elle pourrie vraiment l'expérience utilisateur, il faut faire des pieds et des mains pour avoir quelque chose d'utilisable, ce n'est vraiment pas digne d'un CMS de cette classe
- La constitution de l'arborescence et de la navigation (pourquoi pas un type de contenu dossier en plus du parentage des pages alors que les forums disposent, eux, d'un contener ?.
- Nécessites des compétences en admin relativement élevées pour avoir quelque chose qui fonctionne bien (c'est encore bien pire sur Plone). Drupal peut donner des maux de têtes à un utilisateur novice de CMS




